Category Archives: Ayiti

12Nov/10

Examen final !

On a beau claironner que notre École, malgré ses baisses, garde un bon niveau, je pense que c’est le plus grand échec de notre société.

Évidemment, on me mettra devant un «fait accompli» que serait la réussite, en général heureuse, de ceux de nous qui intègrent les écoles étrangères après avoir fait leurs premiers pas dans notre système scolaire.

Mais cela peut-il vraiment tenir la route?

Réfléchissons: Quel élève une fois au secondaire ne passerait pas avec succès les examens de première année de primaire ? (pardon?… Mwen ka sezi?…bon, je parle des écoliers qui sont… à l’ école!). Parce … Lire la suite

10Sep/10

Amour du pays !

Depuis quelques années, on n’enseigne plus le civisme dans nos écoles, en Ayiti. Certes, certains établissements, certains professeurs se font encore le devoir de transmettre un peu d’attachement au pays à leurs élèves. Mais cela reste exceptionnel et relève surtout de leur bon vouloir.

Évidemment, les conséquences sont là. Les jeunes et adultes d’aujourd’hui n’ont pas pour première préoccupation l’honneur ou la sauvegarde de la nation. Et cela, on le voit : Nos langues, nos mets, nos habitudes, nos musiques, nos images…toute notre culture s’efface devant l’adoption facile de tout ce qui vient d’ailleurs.

L’autre jour, une dame fit une … Lire la suite

16Août/10

Teyat Lakay

Monsieur Graham Greene, un écrivain, qualifiait nos hommes politiques d’une certaine époque de comédiens.

C’est qu’il n’avait pas connu ceux d’aujourd’hui. Ils nous ont gratifiés, la semaine dernière d’une prestation exceptionnelle.

L’un justifiait sa candidature à la présidence par la renommée de son épouse décédée. Bon, vu son expérience dans l’élection d’une Miss (sa fille), son CV à lui aurait peut-être joué en sa défaveur.

Dommage pour lui que la candidature d’un mort ne soit pas autorisée. Vous auriez dû voir avec quelle expression de malice sa bouche dévoilait l’identité de l’épouse en question.

Un autre expliqua qu’il était le … Lire la suite

30Juil/10

Le problème? Les votants!

Les périodes électorales ayitiennes s’accompagnent toujours de discussions. Vous vous dites peut-être que des élections sont justement le moment propice à des discussions sur les grandes directions que doit prendre un peuple, etc. Ç’aurait été ainsi banal si effectivement c’était le contenu des conversations.

Mais non! Le moment où les projets, propositions et contenus de programmes seront importants aux yeux des électeurs ne semble pas prêt d’arriver.

Il est plutôt question ces temps-ci de certaines candidatures à la présidence que beaucoup qualifient de scandales; principalement celles (encore éventuelles) de deux vedettes de musique.

Bon, disons tout de suite que je … Lire la suite

23Avr/10

kòm se nou…!

Il semblerait qu’à une époque, tous les chemins menaient à Rome. Et bien, ces temps ne sont plus : Maintenant, même en prenant le même chemin, on n’et pas certain d’arriver au même endroit.

Ayiti a emprunté les mêmes chemins que Les États-Unis d’Amérique. Même que nous nous y tenons mieux qu’eux. Pourtant, il n’est pas nécessaire d’être Docteur en Sociologie, Économie ou autre discipline « save » du genre pour comprendre que nous obtenons des résultats différents.

Dans le domaine de la Justice, les Américains sont passés maîtres de la libération sous caution. Celui qui viole une femme, abuse … Lire la suite

05Mar/10

Miaw city

En Ayiti, les expressions «faire bon commerce» ou «être d’un commerce agréable» ne sont qu’oxymorons. Il est rare (pour laisser une marge d’erreur) qu’une transaction commerciale soit perçue comme une bonne entente.

Ce n’est pas comme j’ai pu en faire l’expérience dans d’autres pays où le vendeur reçoit l’acheteur avec un grand sourire et ce dernier règle sa facture avec un mot gentil.

Non, en général cela s’apparente à un duel. L’un soupçonne toujours l’autre d’un éventuel «koutba».

L’acheteur n’a jamais confiance en la qualité de la marchandise. Il l’examinera le plus méticuleusement que possible (ou que le Lire la suite

12Fév/10

12 janvier 2010


Depuis le 12 janvier dernier, beaucoup des choses ont changé en Ayiti.

Le plus remarquable des changements est le paysage; mais je ne pense pas qu’il me soit nécessaire de dire plus que les images circulant sur la Toile.

Ce qui attire encore mon attention, c’est notre nouveau mode de vie.

La rue, le salon du peuple, est maintenant sa chambre, sa cuisine, sa salle de bain et même ses toilettes.

Les connaissances, que nous croisions longtemps en les saluant d’un simple geste de la main; nous les accueillons maintenant à grandes embrassades et larges sourires. Si ce n’était les
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21Août/09

Lang manman m’

Quelques personnes m’ont trouvé un côté zuzu à cause de mon précédent billet. D’après elles, c’est parce que j’arrive à m’exprimer en Français que je suis contre le Créole, notre langue, dit-on « maternelle ».

Bon. Mettons-nous d’accord : Je ne suis pas contre le Créole ou sa pratique. Mais le Créole pose quand même quelques problèmes, ayons le courage de l’avouer.

D’abord cette histoire de langue maternelle. Normalement c’est la première langue que l’on apprend, non ? Alors, le Créole n’est pas ma seule langue maternelle. J’ai appris à m’exprimer en français avant de pouvoir le faire en Créole. … Lire la suite

09Juil/09

Le peuple qui danse

Je ne sais pas si vous avez remarqué l’importance du corps dans la communication du peuple et de l’individu Ayitiens. C’est peut-être le support d’expression le plus utilisé. Même plus que le parler.

Si le Carnaval offre déjà une idée de l’affection que témoigne le peuple pour la danse – bien plus que la musique puisqu’il danse n’importe quoi – il pourrait, par les nombreux refrains prétendant que c’est la seule occasion de se défouler, laisser croire que l’on ne danse qu’occasionnellement.

Pourtant, la danse (enfin, le souke kò) fait partie du quotidien.

Quand l’Ayitien éprouve une grande joie, il … Lire la suite

03Juil/09

POUVOIR…de faire quoi?

C’est dommage que je n’aie pas de frère jumeau. J’ai toujours eu ce regret. J’aurais pu accomplir tant d’exploits, changer tant de choses.

J’aurais commencé par «marrer» ceux-là qui remplissent les rues d’immondices. Tous. Les clochards en haillons comme les turlututus motorisés qui ne baissent la vitre de leurs portières que pour balancer leurs bouteilles vides.

J’aurais utilisé le «sékrè» pour «kenbé» les assassins de pays qui n’utilisent les institutions étatiques que pour se remplir les poches et la gorges (non. «s» la pa yon fot. Men gòj moun sa yo tèlman laj ke li paka o Lire la suite